La plupart des Japonais ne croient pas en une religion particulière.
I. Le shintoïsme
Le shintoïsme ou shintô (神道, shintô, littéralement « la voie des dieux » ou « la voie du divin ») est la religion fondamentale la plus ancienne du Japon, liée particulièrement à sa mythologie. Le terme shintô , lecture sino-japonaise, ou kami no michi « chemin vers les dieux », est apparu pour différencier cette vieille religion du bouddhisme « importé » au Japon au VIe siècle.
a) Définition
Le shintoïsme est essentiellement polythéiste. Le concept majeur du shintoïsme est le caractère sacré de la nature. Le profond respect en découlant définit la place de l'homme dans l'univers : être un élément du grand tout. Ainsi, un cours d'eau, un astre, un personnage charismatique, une simple pierre ou même des notions abstraites comme la fertilité peuvent être considérés comme des divinités. Comme dans beaucoup de systèmes religieux, le shintoïsme développe l'idée d'une réalité supérieure, ou « divine ». Cette réalité est peuplée d'une multitude d'êtres appelés kami (神, kami). Par certains aspects, le panthéon shintoïste ressemble à ceux d'autres religions anciennes. Toutefois, par d'autres traits, les dieux et les déesses vénérés rappellent ce que d'autres systèmes religieux qualifieraient de figures héroïques plutôt que divines. En effet grand nombre de kami sont beaucoup plus humains que les dieux et déesses d'autres religions, et dans certains cas, ils prennent une forme humaine.
b)Lieux de rites et les grands rites
Les rites shintô se déroule essentiellement dans des Jinja (sanctuaire, temple).Le calendrier shintô abonde en cérémonies et en fêtes locales. Certains comme Obon (la fête annuelle en l'honneur des âmes des morts), les matsuri (festivals de quartier pendant lesquels on joue de la musique shintoïste), ou Oshōgatsu (la fête de trois jours pour le Nouvel An), se confondent plus ou moins avec les rituels bouddhistes, tandis que d'autres sont de stricte obédience shintoïste. Ces pratiques sont un moyen d'entrer en communication avec le divin et d'assurer le bien-être de tous et de chacun. Parmi les rituels shintoïstes locaux, citons les requêtes adressées au kami pour obtenir santé, prospérité et réussite ; l'entretien de l'autel familial, le kaminada (神棚, kaminada) et la participation à un matsuri (« fête »), au cours duquel un mikoshi (« châsse portable ») est porté en procession dans un village ou un quartier, sanctifiant ainsi les porteurs et la communauté dans son ensemble.
II.Le Bouddhisme
a) Définition
Le bouddhisme au Japon (仏教, bukkyō) a été importé de Chine et de Corée à partir des Ve et VIe siècle ; il est donc fortement influencé des bouddhistes chinois et coréen, mais aussi par le shintoïsme, principale religion au Japon née plusieurs siècles auparavant. Son histoire peut être divisée en trois périodes, l'époque de Nara (jusqu'en 784), l'époque de Heian (794–1185) et la période post-Heian (à partir de 1185). Chaque période a vu l'introduction de nouvelles doctrines ou l'évolution d'écoles existantes, des trois grands courants du bouddhisme : hīnayāna, (voie du Petit Véhicule), mahāyāna (voie du Grand Véhicule), vajrayāna (voie du Diamant)